La vente de bananes au Burkina Faso n’est pas exclusivement une affaire de femmes. Sur l’avenue France-Afrique à Ouaga 2000, Souleymane Ouédraogo en a fait son activité principale. Pour lui, le commerce de la banane est rentable. Notre équipe de reportage lui a rendu visite ce jeudi 16 octobre.
Sous un arbre, à quelques pas de la chaussée, Souleymane a installé son étal. Il est environ 10h, la circulation mouvementée sur ce tronçon fréquenté. Sur une table d’environ un mètre de long, sont disposées des bananes mûres dont le parfum embaume l’air. Âgé d’une vingtaine d’années, il s’active sans relâche : il trie, ajoute, et vend.
“Cette activité m’apporte énormément. Je peux avoir un bénéfice mensuel d’environ 100 000 F CFA. Cet argent me permet de scolariser mes enfants et de subvenir aux besoins de ma famille”, confie-t-il avec un sourire.

Souleymane exerce ce métier depuis plus de cinq ans. Cependant, il reconnaît que certaines mesures récentes ont affecté son rendement.
“Les bananes sont devenues chères depuis quelque temps à cause de la suspension des importations par le gouvernement ivoirien”, explique-t-il.
Face à cette situation, il plaide pour une relance de la production locale afin de réduire la dépendance vis-à-vis des importations.
En l’absence de client, Souleymane admire la circulation. Père de famille, il regagne son domicile aux environs de 23 heures, après plus de 15 heures passées chaque jour à vendre des bananes au bord de la route.
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