Depuis le 1er octobre 2025, la rentrée scolaire et académique est effective au Burkina Faso. Mais deux jours après, dans certains établissements, les cours n’ont pas encore véritablement démarré. Reportage à Tanghin.

À 8h, l’atmosphère est calme au lycée privé Nerwatta 1. Dans la cour quasi déserte, seuls quelques élèves et membres de l’administration s’activent. Emmanuel Djiguemdé, Conseiller principal, contrôle la coiffure des élèves à l’entrée.
En classe de 3e, une trentaine d’élèves reçoivent des consignes, mais plusieurs salles restent vides.

« La rentrée est timide par rapport aux années précédentes. Nous comptons rattraper le retard et espérons débuter les cours officiellement vendredi », explique le Conseiller principal.
Concernant les mesures du gouvernement, l’établissement applique déjà la règle des coiffures. « Dès ce matin, ceux qui ne sont pas conformes seront renvoyés. Nous attendons également que d’ici le 15 octobre, tous les élèves soient en tenue traditionnelle », précise-t-il.
Un peu plus loin de là, le lycée de Tanghin présente un visage plus animé. Dans la cour, des élèves discutent en groupes, certains jouent, d’autres rient assis à même le sol.
Dans les salles, les cours ont bel et bien commencé. En 4e, la leçon du jour porte sur les nombres décimaux. La salle est bondée : quatre rangées de tables-bancs occupées par trois élèves chacune.


« Les cours ont débuté depuis hier, même si nous enregistrons des absences, surtout parmi les nouveaux affectés », explique Gilbert Compaoré, proviseur du lycée.
Concernant les mesures disciplinaires, il assure : « La coupe de cheveux et la tenue traditionnelle seront exigées. Nous donnons un délai pour la mise en conformité. Le port de la tenue sera obligatoire chaque lundi et jeudi. »
Malgré cette reprise effective, le proviseur pointe des difficultés structurelles. « Nous manquons de salles de classe. Les effectifs sont pléthoriques et nous n’avons pas de clôture, ce qui pose un problème de sécurité pour élèves et enseignants », souligne-t-il.
Côté élèves, la joie de retrouver les camarades reste intacte. « Nous sommes contents de revoir nos amis et de reprendre les cours », confient certains.
S.N/ Tiiga info




