Les épreuves écrites sur table des concours directs de la Fonction publique, lancées officiellement le 15 juillet 2026 à Djibo, se sont déroulées jusqu’au 22 juillet dans 13 centres de composition à travers le Burkina Faso. Au total, les 108 concours prévus ont été effectivement administrés, conformément au calendrier établi.
L’organisation de ces épreuves a mobilisé d’importants moyens humains, avec environ 3 300 jurys constitués, 92 997 surveillants, 21 507 membres de jury et 9 645 personnels de sécurité.

Quelques incidents ont toutefois été enregistrés, notamment des tentatives d’utilisation de téléphones portables et d’emport de sujets après les épreuves. « Des candidats présumés impliqués ont été remis à la Police nationale pour les suites prévues par la réglementation », a indiqué Rodrigue Oboulbiga, secrétaire général du ministère des Serviteurs du peuple.

Le commissaire central Police de Ouagadougou a fait état de six interpellations dans le Kadiogo. « Parmi les six personnes interpellées, cinq ont été déférées à la MACO. La seule personne qui n’a pas été déférée est une femme qui a refusé d’enlever son voile lors des vérifications », a précisé le commissaire principal de police Hamado Tassembedo.
Le ministère rappelle, par ailleurs, l’interdiction du port de voiles, foulards, bonnets et casquettes pendant les compositions. Cette mesure vise à faciliter le contrôle d’identité et à prévenir les tentatives de fraude.
Concernant le traitement des copies, le scannage, commencé le 19 juillet à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Koudougou, puis étendu aux autres centres le 20 juillet, s’est achevé le 1er août. La correction électronique, entamée le 29 juillet, se poursuit.
Selon Rodrigue Oboulbiga, « sur les 155 concours administrés sur table, 62 ont déjà été entièrement corrigés et 93 sont en cours de correction ». Pour la phase d’admissibilité, 40 concours ont déjà publié leurs résultats, tandis que 22 autres sont en cours de délibération ou de vérification des données.
Après la publication des résultats d’admissibilité, les candidats retenus devront déposer leurs dossiers physiques. Le ministère appelle les candidats à la vigilance : tout dossier incomplet ou non conforme, notamment en cas de diplôme inapproprié ou de pièce d’identité ou d’état civil manquante, pourra entraîner l’élimination du candidat.
Les autorités assurent que le processus se poursuit jusqu’à l’épuisement de toutes les copies et à la publication progressive des résultats.
Solomane NIKIEMA et Hassim BARRY Tiiga info




