750 188 passagers en 2025 contre 494 710 en 2016. Plus de 8 680 tonnes de fret traitées en une année. Une baisse de près de 54 % du prix du carburant aéronautique en trois ans. Ces chiffres, ont été présentés par la Société des Aéroports du Faso (SAFA).
Selon la SAFA, le trafic de l’aéroport international de Ouagadougou a progressé de plus de 51 % en moins de dix ans. Après les perturbations liées à la pandémie, le secteur a retrouvé sa dynamique avec une hausse de 17,5 % entre 2023 et 2025. Les liaisons régionales représentent désormais plus de 52 % des voyageurs, tandis que plus de 30 % des passagers sont en transit.
Le fret aérien affiche lui aussi un potentiel. En 2025, les plateformes aéroportuaires du pays ont traité plus de 8 680 tonnes de marchandises. Les importations demeurent supérieures aux exportations, mais cette situation offre, selon la SAFA, d’importantes perspectives pour les filières du sésame, de l’anacarde, du karité, des mangues, des produits horticoles, des produits pharmaceutiques, ainsi que pour le fret humanitaire et le commerce électronique.
Autre atout mis en avant : le coût du carburant aéronautique. Le prix du Jet A1 est aujourd’hui fixé à 655,92 FCFA le litre pour la consommation intérieure et à 601,87 FCFA pour la réexportation, contre près de 1 300 FCFA en 2023. Une baisse d’environ 54 % qui place le Burkina Faso parmi les plateformes les plus compétitives de la sous-région pour l’avitaillement des compagnies aériennes.
La SAFA souligne également que cette compétitivité s’appuie sur les investissements réalisés dans les infrastructures aéroportuaires, l’amélioration du cadre réglementaire et les mesures destinées à attirer davantage de compagnies aériennes et d’opérateurs logistiques.
Solomane NIKIEMA/ Tiiga info




