Après les éditions 2018 et 2021, l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) a lancé, ce 30 septembre à Ouagadougou, la troisième édition de l’Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (EHCVM-3). Une cérémonie qui a réuni des institutions gouvernementales et non gouvernementales. L’enquête, harmonisée dans l’espace UEMOA, couvrira les 17 régions du Burkina.
Le deuxième volet est institutionnel. Il permettra de fournir des données pour comprendre l’environnement des ménages et mieux apprécier les contraintes auxquelles ils font face.
Le volet institutionnel implique l’ensemble des structures sectorielles, les autorités locales, les forces de défense et de sécurité ainsi que les acteurs humanitaires.
Le troisième volet est dénommé prix. Il permettra de valoriser la consommation alimentaire et de calculer les déflateurs spatio-temporeles. Sa durée s’étend sur 12 mois.
Le dernier volet concerne les unités non standard. Il fournira des données permettant de calculer des facteurs de conversion des quantités de consommation en unités non standard en unités standard.

« Le questionnaire de l’EHCVM contient 20 modules et cela permettra d’avoir des indicateurs sur tous les secteurs de planification. À l’issue de l’enquête, nous pourrons obtenir un indicateur de pauvreté pour les personnes déplacées sur site », a expliqué Dramane SERME, coordonnateur technique de l’EHCVM-3.
L’enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages produira des indicateurs sur les conditions de vie tels que la pauvreté, l’accès à l’éducation, le taux d’alphabétisation et la sécurité alimentaire.

« Cette troisième édition s’inscrit dans la continuité des efforts entrepris depuis 2018, consolidant ainsi notre système d’information statistique et renforçant notre capacité à produire des indicateurs comparables à l’échelle régionale. Elle témoigne également de la maturité de notre partenariat avec l’ensemble de nos partenaires techniques et financiers », a déclaré Toubou RIPAMA, directeur général de l’INSD.
L’EHCVM-3 intervient dans le cadre du Projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest (PHASAO), financé par la Banque mondiale, à hauteur d’environ trois millions de dollars, soit plus d’1,5 milliard de FCFA.
Les premiers résultats de cette enquête sont attendus en décembre 2026.
S.N/ Tiiga info




