La saison pluvieuse est terminée au Burkina Faso. Au barrage de Boulbi, en périphérie de Ouagadougou, les marcheurs et cultivateurs sont déjà à l’ouvrage. Notre équipe de reportage s’y est rendue le 14 octobre pour constater l’activité sur le terrain.
Il est 14h. Sur l’étendue d’eau du barrage, des pêcheurs manœuvrent leurs pirogues, filets en main, sous un soleil éclatant tandis que l’air reste frais. En longeant les rizières, nous saluons ceux qui travaillent déjà.
Non loin des concessions de Tengandogo, Idrissa, la quarantaine, travaille sur une parcelle d’environ un demi-hectare. Daba à la main, il désherbe le terrain qu’il cultive depuis sa jeunesse. « Mes parents travaillaient ici, et depuis leur décès, j’ai pris le relais », confie-t-il.



Idrissa cultive tomates, oignons, aubergines et feuilles destinées à l’alimentation. Pendant la saison pluvieuse, il a semé du maïs, comme en témoignent les tiges encore entassées sur le terrain, prêtes à être brûlées. Aujourd’hui, il prépare le sol pour la prochaine culture d’oignons. « La saison pluvieuse a été bonne. Ce que j’ai semé a bien poussé », se réjouit-il.
Non loin de là, Zarata Ouédraogo s’affaire également dans son périmètre. Daba en main, elle arrache les mauvaises herbes pour favoriser la croissance de ses haricots. Elle cultive également feuilles comestibles et tomates, et dispose d’une petite rizière. Zarata salue le travail effectué sur le barrage par les autorités ces derniers mois et espère un nouvel assainissement pour faciliter ses cultures à venir.
Au barrage de Boulbi, la fin des pluies marque le début d’un travail acharné, porté par le courage et la résilience des cultivateurs qui préparent déjà la prochaine saison agricole.
S.N/ Tiiga info







