Après les débats, le tribunal a ordonné le dessaisissement de la chambre correctionnelle au profit du pôle économique et financier (ECOFI), qui siégera le lundi 21 septembre, conformément à la demande du parquet.
Une nouvelle infraction, à savoir le blanchiment de capitaux, a été ajoutée aux faits présumés d’exercice illégal d’activités de promotion foncière et de publicité d’activités de promotion immobilière sans autorisation préalable de l’autorité habilitée.
Le tribunal a indiqué constater l’indivisibilité des infractions et la connexité des faits reprochés à l’ancien ministre de l’Éducation nationale, Lionel Bilgo, qui a occupé cette fonction de janvier à septembre 2022, et à son co-prévenu, Vincent de Paul Kaboré.
À l’appel de leur dossier, le nom de Lionel Bilgo est prononcé en premier. Vêtu d’un costume noir, d’une chemise blanche et portant des verres correcteurs, les cheveux soigneusement peignés, l’ancien ministre s’avance vers la barre. Visiblement calme et serein, il prend place debout.
Son co-prévenu, Vincent de Paul Kaboré, vêtu tout de blanc et également bien coiffé, s’avance à son tour.
Les deux prévenus écoutent attentivement leurs avocats débattre face au parquet.
Solomane NIKIEMA/ Tiiga info




