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Vente de pastèques :  » Je peux faire un million de FCFA par mois »

La période de fraîcheur s’installe progressivement au Burkina Faso. Un climat favorable à certaines activités saisonnières, notamment la disponibilité et la vente de pastèques, un fruit apprécié par de nombreux consommateurs. Ce lundi 18 novembre 2025, notre équipe s’est rendue sur l’axe Ouaga 2000–Nagrin, où les vendeuses sont visibles.

Le long de cette voie fréquentée, des étals improvisés jalonnent la chaussée. Il est 15 heures lorsque nous arrivons au feu de l’hôtel Palace. Malgré le feu vert, la circulation est ralentie par le passage en file de plusieurs camions de Faso Mêbo, signe d’un nouvel arrivage. Une fois la voie dégagée, notre attention est attirée par une table garnie de fruits.

À quelques mètres, un tas de pastèques repose sur une bâche étalée au sol, sous l’ombre d’un arbre. Safi Tiendrébéogo, la propriétaire, nous accueille. Vêtue d’un t-shirt rouge, d’un pagne et d’un foulard bordeaux, elle est assise au milieu de ses pastèques. À la hanche, un petit sac noir lui sert de portefeuille.

Les fruits sont classés : les plus gros placés côté route pour attirer les clients, les plus petits rangés à l’arrière.
« Mes pastèques commencent à 500 F CFA. Le tas que vous voyez m’a coûté environ 500 000 F CFA », confie-t-elle.

Depuis trois ans, Safi vit de ce commerce.
« Je gagne un peu, un peu… Ça me permet de me nourrir. Je peux vendre 25 000 à 30 000 F par jour. Le problème, c’est que les pastèques se gâtent vite. Il faut vendre rapidement pour rentabiliser », explique-t-elle en continuant de trier sa marchandise. À ses côtés, une fillette d’une dizaine d’années lui prête main forte.

À peine deux minutes plus loin, une autre vendeuse attire notre attention. Ici, le tas de pastèques est plus imposant que celui de Safi. Nous sommes accueillis par deux jeunes hommes pensant avoir affaire à des clients. Quelques instants après, une femme apparaît derrière les fruits : il s’agit d’Ami Zemba, la propriétaire. L’ombre d’un arbre sert de protection pour sa marchandise. Ami a également ajouté des bâches soutenues par l’arbre et des piliers pour se faire de l’ombre.

Contrairement à Safi, Ami Zemba est grossiste, mais vend également en détail. Cela fait cinq ans qu’elle exerce.
« Je peux faire un million de FCFA par mois. Mes pastèques viennent du Ghana. Je paie le dédouanement et les autres frais », explique-t-elle.

Vêtue d’une robe verte et d’un voile violet, elle range ses pastèques au milieu du vrombissement des motos et véhicules.

S.N/ Tiiga info

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