Le Conseil des ministres a examiné plusieurs projets visant à renforcer l’accès à l’électricité et à l’eau potable pour les populations burkinabè.
Dans le secteur de l’énergie, le ministère chargé de l’Énergie prévoit la mise en œuvre de projets pour garantir un accès à des services énergétiques modernes et abordables d’ici 2030.

Pour 2026, les actions prioritaires concernent le renforcement du réseau de transport et de distribution électrique avec la construction de postes HTB 330/90/33 kV et 225/33 kV au profit de la SONABEL, la promotion d’une production d’électricité à faibles émissions de carbone, l’accès à l’électricité des populations vulnérables par la connexion des ménages des zones périurbaines de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, ainsi que le renforcement des capacités du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB).
Le coût global de ces projets s’élève à 249,3 milliards F CFA TTC et leur financement est assuré par le budget de l’État, des promoteurs privés, la SONABEL et des partenaires techniques et financiers.
Dans le domaine de l’eau, le Gouvernement a présenté un plan d’urgence pour lutter contre les coupures récurrentes et prolongées de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA).
La production actuelle d’eau potable est de 390 410 m³ par jour, dont 122 180 m³ sont perdus dans le réseau, ne laissant disponibles que 268 230 m³ par jour pour les consommateurs, soit un taux de pertes de 31,3 %, largement au-dessus des standards internationaux qui se situent entre 15 et 20 %.
Pour remédier à cette situation, le plan prévoit d’optimiser la production d’eau potable, de maîtriser les pertes dans le réseau et d’augmenter les capacités de production d’urgence.
Ces mesures permettront d’ajouter plus de 180 000 m³ d’eau potable par jour et d’améliorer les conditions de vie des populations.
Le coût total du plan est estimé à 14,6 milliards F CFA, financé par le Ministère de l’Eau pour 3,6 milliards F CFA, par les agences de l’eau Nakambé et Liptako pour 3,5 milliards F CFA et par les ressources propres de l’ONEA pour 7,5 milliards F CFA.
Solomane NIKIEMA/ Tiiga info




