Le Tribunal de grande instance Ouaga I a rendu, ce mercredi, son verdict dans une affaire inscrite à la session judiciaire du Pôle économique et financier (ECO-FI). 21 prévenus étaient poursuivis pour des faits de proxénétisme et de traite des personnes en lien avec l’exploitation de maisons de tolérance

Statuant publiquement, contradictoirement, en matière correctionnelle et en premier ressort, la juridiction a procédé à un examen individualisé des responsabilités pénales.
Deux prévenus ont été relaxés pour infraction non constituée en matière de traite des personnes, tandis que neuf autres ont été renvoyés des fins de la poursuite au bénéfice du doute.
Plusieurs accusés ont toutefois été reconnus coupables et condamnés à des peines d’emprisonnement et à des amendes. Deux prévenus ont été condamnés chacun à cinq ans d’emprisonnement dont trois ans fermes, assortis d’une amende de dix millions de francs CFA. Un autre a écopé de deux ans d’emprisonnement ferme et d’une amende d’un million de francs CFA. Deux autres personnes ont été condamnées à cinq ans d’emprisonnement dont trois ans fermes, avec une amende de cinq millions de francs CFA.
Pour des faits de proxénétisme, trois prévenus ont été condamnés chacun à six mois d’emprisonnement ferme et à une amende d’un million de francs CFA. Un autre a été condamné à un an d’emprisonnement dont six mois fermes, avec une amende d’un million de francs CFA assortie du sursis. Trois autres ont écopé chacun de six mois d’emprisonnement et d’une amende de 500 000 francs CFA, le tout avec sursis.
Le tribunal a également ordonné des mesures complémentaires, notamment l’expulsion de certains condamnés du territoire national, la confiscation au profit du Trésor public de sommes saisies d’un montant total de 4 347 875 francs CFA et 22 000 nairas, ainsi que la restitution partielle de biens à leurs ayants droit.
La juridiction a en outre prononcé la fermeture définitive de plusieurs sites de prostitution, dont l’un des principaux lieux ( Allatekouman) au cœur des poursuites, ainsi que d’autres sites identifiés au cours de l’enquête.
Selon les éléments présentés au cours du procès, plus de 200 filles, dont une vingtaine de mineures, auraient été exploitées dans le cadre de ces activités. Conformément à la loi, les condamnés disposent d’un délai de dix jours pour interjeter appel.
Solomane NIKIEMA/ Tiiga info




