Entre vrombissements de moteurs, bruits de marteaux et va-et-vient incessants, notre équipe s’est rendue ce mardi au célèbre garage Sao Auto, situé dans la zone d’activités diverses (ZAD) de Ouagadougou.
Le soleil est au zénith lorsque nous arrivons. Des véhicules jonchent la cour : capots levés ici, pneus démontés là, et au fond, l’atelier de tôlerie. Une ambiance rythmée et presque chorégraphiée, qui représente la routine de ce garage bien connu de la capitale.

À la tête de Sao Auto se tient Ali Ouédraogo, vêtu d’un pantalon noir et d’une chemise recouverte d’un gilet de travail. Charpenté et énergique, il vérifie minutieusement les travaux en cours.
« Le client doit passer chercher, donc je dois vérifier », lance-t-il en suivant des yeux un véhicule. À peine a-t-il donné quelques instructions qu’un apprenti l’interpelle pour une autre intervention. « Les mouvements ici sont rapides », glisse-t-il en marchant d’un pas pressé.
Un expert au parcours forgé par l’expérience
Ali Ouédraogo a ouvert son garage en 2016, fort de plus de 16 ans d’expérience dans la mécanique automobile. Réputé pour son savoir-faire, il se distingue par sa volonté de moderniser le domaine.
« Nous faisons de la maintenance, du diagnostic, de la réparation. Les voitures que beaucoup jugeaient mortes, nous les remettons en état, que ce soit la carrosserie ou le moteur », explique-t-il avec fierté.
Démonstration à l’appui : sous nos yeux, une voiture rouge couverte de poussière démarre grâce à une télécommande, ouvrant automatiquement ses portières. « C’est l’une de nos touches », sourit-il.

Cette expertise lui a valu plusieurs distinctions nationales et internationales. « J’ai remporté des prix au Bénin, au Rwanda et en Chine. Ces prix témoignent de mon travail », affirme-t-il.
Un centre de formation reconnu
Sao Auto n’est pas seulement un garage, c’est aussi un cadre d’apprentissage. Selon son promoteur, plus de 50 jeunes burkinabè y ont été formés.
« Actuellement, certains de mes apprentis sont même en stage dans d’autres pays », précise Ali Ouédraogo, fier de contribuer à la qualification des jeunes.
Le garage compte aujourd’hui 20 employés et plusieurs apprentis, dont la jeune Roukiatou Porgo, l’une des rares femmes présentes dans cet univers réputé masculin.
Vêtue d’une blouse orange, elle s’affaire à démonter le radiateur d’un 4×4, les mains couvertes d’huile.

Après plus d’un an d’apprentissage, Roukiatou nourrit un rêve : ouvrir son propre garage.
Promouvoir le secteur automobile burkinabè
Désireux de valoriser le secteur automobile au Burkina Faso, Ali Ouédraogo a lancé il y a quatre ans le Salon International de l’Automobile du Faso (SIAF).
L’édition 2025 se tiendra du 11 au 14 décembre à Ouaga 2000, sous le thème : « L’automobile, moteur d’opportunités et de relance économique ».
« À travers le SIAF, je veux permettre à tous les passionnés d’automobile de se rencontrer et de créer des opportunités d’affaires », explique le promoteur.
S.N/ Tiiga info




