L’Assemblée générale des Nations unies a adopté, mercredi, une résolution qualifiant la traite transatlantique de « crime le plus grave contre l’humanité ». Le texte appelle également à des réparations concrètes afin de corriger les injustices héritées de cette période.
La résolution exige par ailleurs « la restitution rapide et sans entrave » des biens culturels — œuvres d’art, monuments, archives et objets de musée — à leurs pays d’origine, sans frais ni condition.
Adoptée avec 123 voix pour, 3 contre (États-Unis, Israël et Argentine) et 52 abstentions, cette décision, bien que non contraignante, constitue une avancée significative dans la reconnaissance internationale des crimes liés à l’esclavage.
Pour le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, ce vote envoie un message fort : « La communauté internationale ne tolérera plus l’impunité. Grâce au multilatéralisme, la justice finira par triompher, quel que soit le temps nécessaire. »
Même si elle reste symbolique, cette résolution pourrait accélérer les revendications pour la restitution des biens culturels et renforcer les appels à des excuses officielles de la part des anciens pays colonisateurs. Elle met également en lumière la nécessité de lutter contre les séquelles contemporaines de l’esclavage, notamment le racisme structurel et les inégalités persistantes.
Solomane NIKIEMA/ Tiiga info




