La Gendarmerie nationale burkinabè a décoré, ce vendredi 16 janvier, plusieurs de ses éléments lors d’une cérémonie officielle tenue au camp Paspanga. Sur 127 agents, 76 ont reçu leurs distinctions ce jour. La cérémonie était présidée par le Chef d’État-major de la Gendarmerie nationale.
Les récipiendaires ont été distingués dans différents ordres et grades : un officier de l’Ordre de l’Étalon, quatre Médailles d’honneur militaire, 66 Médailles militaires, un officier et un chevalier de l’Ordre du mérite burkinabè, ainsi que trois Croix du combattant.

Parmi les bénéficiaires de la Croix du combattant figure le Maréchal des logis-chef Koubagnou Somé, blessé lors d’une mission de ratissage. Le véhicule dans lequel il se trouvait a sauté sur un engin explosif improvisé, lui faisant perdre l’usage de ses deux yeux et d’une oreille. Exprimant sa reconnaissance, il a lancé un message à ses frères d’armes.
« On a l’habitude de dire que lorsqu’un militaire tombe, il y a toujours quelqu’un pour le remplacer. Je veux dire à mes frères d’armes de ne pas perdre courage. C’est le courage qui donne la victoire », a-t-il déclaré.

Deux femmes figurent également parmi les décorés. Elles ont reçu la Médaille militaire. Pour l’Adjudant Rachidatou Sanfo, en service au ministère de la Défense et des Anciens combattants, cette distinction a une portée particulière.
« Cette médaille est une reconnaissance officielle d’un travail accompli avec dévouement et professionnalisme. Elle valorise aussi l’intégration réussie des femmes et souligne l’apport du personnel féminin au sein des Forces armées nationales », a-t-elle indiqué, avant d’inviter la gent féminine à s’intéresser davantage à la Gendarmerie.

Le Chef d’État-major de la Gendarmerie Colonel Kouagri NATAMA a, pour sa part, félicité les récipiendaires et les a encouragés à persévérer.
« Je voudrais vous inviter à travailler davantage pour renforcer les acquis et donner l’exemple à ceux qui sont encore en attente », a-t-il souligné.
Visiblement ému lors de la remise de la médaille au Maréchal des logis-chef Somé, le premier responsable de la Gendarmerie n’a pas caché son émotion :
« On ne peut pas retenir ses émotions face à des personnes qui se sont données de cette façon. Certains vont jusqu’au sacrifice ultime. Lui est un jeune qui a perdu l’usage de ses deux yeux et d’une oreille. On ne peut qu’éprouver de fortes émotions devant un tel engagement et un tel dévouement », a-t-il confié.
Solomane NIKIEMA et Hassim BARRY/ Tiiga info




