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Financement des partis politiques : plus de 5,7 milliards FCFA mobilisés entre 2001 et 2021

Les députés de l’Assemblée législative de transition ont examiné, le 9 février 2026 en séance plénière, le projet de loi portant abrogation de la loi relative au financement des partis politiques et des campagnes électorales, ainsi que celle sur le statut de l’opposition et son modificatif.

Les échanges ont permis de mettre en lumière l’ampleur des ressources publiques mobilisées par l’État burkinabè au profit des partis politiques depuis 2001. À la tribune de l’hémicycle, la rapporteure de la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH), la députée Ini Inkouraba Damien/Youl, a présenté un bilan chiffré du financement public.

Instaurée en 2001, la subvention de l’État aux partis politiques a été stabilisée avec l’adoption de la loi de 2009. Celle-ci fixait une enveloppe annuelle de 500 millions FCFA en période hors campagne électorale et de 500 millions FCFA en période électorale, au bénéfice des partis ayant obtenu au moins 3 % des suffrages exprimés.

Selon les rapports de la Cour des comptes, les financements versés hors périodes électorales entre 2001 et 2021 s’élèvent à 3 924 959 797 FCFA. Pour les périodes électorales, de 2002 à 2020, le montant total des subventions accordées est estimé à 1 778 471 828 FCFA. Au total, 5 703 431 625 FCFA de ressources publiques ont été mobilisés en faveur des partis politiques sur la période considérée.

La CAGIDH estime que ces dispositifs ont contribué, au fil des années, à la prolifération de partis sans véritable idéologie ni ancrage social significatif, accentuant la perte de confiance des citoyens envers les institutions.
Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et institutionnels majeurs, l’Assemblée législative de transition considère que l’abrogation de ces textes constitue une étape préalable à la mise en place d’un nouveau cadre juridique, jugé « plus cohérent et adapté » aux réalités nationales et aux ambitions de souveraineté du Burkina Faso.

Solomane NIKIEMA/ Tiiga info

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