Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience ce mercredi 08 avril 2026 une délégation conjointe du Conseil supérieur de la communication (CSC) et de l’Association des blogueurs du Burkina. Conduite par le président du CSC, Louis Modeste Ouédraogo, la délégation est venue présenter un ambitieux projet d’intégration de l’éducation aux médias, à l’information et aux réseaux sociaux (EMIRS) dans les programmes scolaires et les curricula de formation.

Portée par l’ABB sous le leadership institutionnel du CSC, cette initiative vise à préparer les jeunes Burkinabè à un usage responsable, critique et éclairé des outils numériques. Elle entend ainsi répondre aux défis croissants liés à la désinformation et à la prolifération des contenus numériques.
À l’issue de l’audience, le président du CSC a insisté sur l’importance d’agir dès la base, en renforçant les capacités analytiques des jeunes face aux flux d’informations. Selon lui, ce projet s’inscrit dans la dynamique nationale de transformation digitale et vient compléter les efforts déjà engagés, avec un accent particulier sur le changement de comportements.
Le Chef du Gouvernement a salué la pertinence de cette démarche, en cohérence avec la vision des autorités de faire du numérique un levier clé du système éducatif. Il a réaffirmé l’engagement de l’État à soutenir toutes les initiatives favorisant l’éducation citoyenne et la responsabilité numérique.
Dans son intervention, le Premier ministre a également mis en garde contre les dangers de l’espace numérique, qu’il a qualifié de terrain de “guerre informationnelle”, où circulent de nombreuses fausses informations. Il a appelé à une mobilisation collective, comparant cette lutte à un combat patriotique nécessitant vigilance et engagement.
Par ailleurs, il a encouragé les porteurs du projet à adopter une approche inclusive, en associant les ministères en charge de l’éducation et de la transition digitale, ainsi que l’ensemble des acteurs concernés. Il a aussi insisté sur la nécessité d’élargir les actions de sensibilisation aux adultes, en privilégiant des formats accessibles, notamment en langues nationales.
Cette initiative traduit la volonté des autorités burkinabè de bâtir une société mieux informée, capable de faire face aux enjeux de la communication numérique et de promouvoir un usage responsable des médias et des réseaux sociaux.
Carine Daramkoum
Tiiga Info




