Le gouvernement a adopté, jeudi dernier en Conseil des ministres, un projet de loi portant nouveau code pénal. Le texte réintroduit la peine de mort pour certaines infractions jugées graves, notamment la haute trahison, les actes de terrorisme et l’espionnage. Une annonce qui, à Ouagadougou, rencontre un écho globalement favorable.

Pour de nombreux citoyens, ce retour de la peine capitale apparaît comme une réponse ferme face au contexte sécuritaire difficile. « Je trouve que c’est une très bonne chose de rétablir la peine de mort. Pourquoi certains ont le droit de tuer et n’auraient pas le droit d’être tués aussi ? De grands pays démocratiques l’appliquent », estime Dionako Karama.

Teko Palé voit également dans cette mesure un instrument de dissuasion. « C’est nécessaire parce que cela peut amener certaines personnes à prendre du recul. Je pense que cette décision va pousser le peuple à se ressaisir et à faire attention pour le développement du Burkina Faso. »

Même son de cloche chez Kassoum Bancé, qui souligne le contexte sécuritaire tendu. « Le rétablissement de la peine de mort est une bonne chose. Il intervient dans un contexte de terrorisme qui fatigue tout le monde. Cela permettra aux complices et traîtres de prendre conscience. Je souhaite qu’elle soit appliquée sévèrement, sans favoritisme. »

Pour Ousmane Dianda, la mesure pourrait jouer un rôle préventif : « C’est une bonne idée. Cela peut dissuader ceux qui veulent entrer dans des activités néfastes. »
Si le projet de loi doit encore être examiné par l’Assemblée législative de transition, les réactions recueillies dans la capitale montrent que la réintroduction de la peine capitale bénéficie d’un soutien notable au sein de la population.
S.N/ Tiiga info




