Après Ouagadougou, Fada N’Gourma, Ouahigouya et Koudougou, l’Académie des Leaders (ADL) a marqué sa cinquième et dernière étape de l’édition 2026 à Bobo-Dioulasso, dans la région du Guiriko, le samedi 07 février 2026
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Initiative de TIIGA Group Communication et Services, cette plateforme de formation a rassemblé plus de 350 jeunes, venus se former aux valeurs de civisme, de patriotisme, de leadership et d’entrepreneuriat.
Avec pour slogan « Entreprendre pour soi, réussir pour la nation », cette édition a une fois de plus servi de cadre d’échanges directs entre la jeunesse et des acteurs institutionnels, économiques et sociaux de premier plan.
Mieux comprendre la police municipale pour prévenir les conflits.

Parmi les communications majeures de la journée, celle de l’inspecteur Seydou Coulibaly, Directeur Géneral de la Police Municipale de Bobo-Dioulasso, a particulièrement retenu l’attention des participants.
Selon lui, cette rencontre visait avant tout à rapprocher davantage la Police municipale de la jeunesse.
« Pour ce qui est de la communication, il était question de montrer à la jeunesse le rôle et les missions de la police municipale afin de leur permettre de mieux nous comprendre sur le terrain et éviter les incidents entre les populations et les policiers municipaux », a-t-il expliqué.
Les nombreuses questions posées par les jeunes ont, selon l’Inspecteur de Police Municipale, révélé un réel besoin d’information.
« Cela permet de savoir que la population avait besoin de cette communication pour mieux comprendre la police municipale, parce que beaucoup ne savaient même pas ce que c’est », a-t-il souligné.
Il a également insisté sur la nécessité de multiplier ce type de cadres afin de renforcer la prévention de l’insécurité en milieu urbain, notamment l’insécurité routière, une préoccupation majeure pour la jeunesse.
« La jeunesse est la frange la plus touchée. Des questions sur le port du casque ont été posées et les auteurs ont eu des réponses adéquates », a-t-il affirmé.
Sur cette question, l’Inspecteur Coulibaly s’est voulu très clair :
« Le port du casque n’est pas une question politique. C’est pour notre propre sécurité. Tu ne peux pas protéger 5 000 francs et exposer ta tête qui contient tous tes diplômes et toutes tes connaissances. »
Il a enfin rappelé que le respect du code de la route relève avant tout du civisme :
« On n’a pas besoin de voir la Police pour respecter une prescription du code de la route. C’est une question d’éducation. »

Le Commissaire Central de la Police Nationale à Bobo est intervenu sur les missions essentielles de son institution au profit des populations. Le Commissaire Principal Soumaila NOMBRE, a notamment souhaité le renforcement de la collaboration entre les Burkinabè et leur Police pour plus de sécurité et le bien être.
Un bilan largement satisfaisant pour l’édition 2026

Prenant la parole, Ismaël Ouédraogo, coordonnateur de l’Académie des Leaders et Directeur Général de la Télévision Burkina Infos, a dressé un bilan très positif de cette première édition nationale.
« L’Académie des Leaders est à sa cinquième et dernière étape pour l’édition 2026. Nous avons commencé à Ouagadougou, puis Fada N’Gourma, Ouahigouya, Koudougou, et nous terminons par Bobo-Dioulasso », a-t-il rappelé.
Il a précisé que le projet vise à offrir un cadre structuré d’apprentissage continu aux jeunes, loin des clichés souvent associés à l’entrepreneuriat.
« On entend souvent que l’entrepreneuriat se résume à “être son propre boss”. Ce sont des slogans qui ne pèsent pas lourd dans l’apprentissage », a-t-il affirmé.

À travers l’ADL, les jeunes ont pu apprendre auprès d’aînés aux parcours éprouvés comment créer, structurer et pérenniser une entreprise, accéder au crédit bancaire et gérer les ressources humaines.
Sur le plan de la participation, les chiffres parlent d’eux-mêmes :
• plus de 300 participants à Ouagadougou,
• 500 à Fada N’Gourma,
• 600 à Ouahigouya,
• plus de 250 à Koudougou pour 200 attendus,
• et bien au-delà des 300 prévus à Bobo-Dioulasso.
« Le bilan global pour 2026 est très satisfaisant et nous réfléchissons déjà à l’édition 2027 », a-t-il confié.
Il a par ailleurs salué l’accompagnement de partenaires tels que Coris Banque Internationale, SODIGAZ, Prime Oil, ICASUR, et d’autres structures ayant cru au projet dès ses débuts.
« La confiance est le ciment de tout projet », a-t-il conclu.
Former la jeunesse, un impératif pour le développement

Pour Roland Achille Sow, Président de la Délégation Spéciale Consulaire, la formation demeure un levier incontournable du développement national.
« Aujourd’hui, nous avons une jeunesse qui a besoin qu’on lui parle, qu’on partage avec elle nos expériences de chefs d’entreprises », a-t-il déclaré.
Il a souligné que l’entrepreneuriat obéit à des méthodes et des règles qui doivent être transmises.
« La vie d’entrepreneur, ce n’est pas du sacerdoce, c’est pratiquement du sacrifice », a-t-il insisté.
Satisfait de la mobilisation, il a rappelé que 80 % de la population burkinabè a moins de 30 ans, une jeunesse qui doit passer du statut de consommatrice à celui de productrice.
Un engagement fort du secteur privé.

Présent en tant que partenaire, Bassiaka Coulibaly, PDG de Prime Oil, s’est dit convaincu de l’impact positif de l’Académie.
« Ces jeunes feront le changement positif que nous attendons pour notre société », a-t-il affirmé.
Pour lui, la patience et la persévérance sont essentielles :
« Quand on ne sait pas d’où on vient, on ne sait pas où on va. Il faut du temps pour atteindre un modèle économique. »
Une jeunesse satisfaite et pleine d’espoir.
Du côté des participants, la satisfaction est palpable. Balkissa Diallo, étudiante en transport et logistique à IAM Bobo, se réjouit de cette opportunité :
« Je suis très satisfaite et j’espère que nous aurons des opportunités similaires », a-t-elle confié.

La série des interventions a été close par la Magistrate Stagiaire Mme Nadia Aminata OUEDRAOGO.
Dans son intervention, elle est revenue sur les dangers des réseaux sociaux pour les jeunes. Des conseils pratiques ont été donnés pour éviter les peines de prison notamment avec les injures, les calomnies , les diffamations et autres abus des plate-formes numériques par les jeunes.
Avec cette étape de Bobo-Dioulasso, l’Académie des Leaders referme une édition 2026 réussie et nourrit désormais l’ambition de voir émerger, dès 2027, une nouvelle génération d’entrepreneurs burkinabè engagés au service du développement national.
Carine Daramkoum
Tiiga Info/Bobo Dioulasso




