Dans un contexte où la production locale de poisson suscite un intérêt croissant, la pisciculture burkinabè poursuit son organisation sur le terrain. Au sein du groupe NAFASO, Ousseni Sana, responsable de la section pisciculture, partage le fonctionnement de son unité et les réalités liées à cette activit

Des initiatives en cours autour de la production
Sur le site, plusieurs démarches ont été engagées pour améliorer la production, notamment en lien avec la culture d’algues utilisées dans l’alimentation des poissons. Si certaines étapes, comme la reproduction, sont déjà expérimentées, d’autres aspects restent en cours d’ajustement, en particulier la maturation et la gestion des flux entre les différents sites.
Deux espèces principales élevées
L’activité repose essentiellement sur l’élevage de deux espèces : le tilapia et le clarias, communément appelé poisson-chat. Le processus inclut la reproduction, l’élevage des alevins et leur croissance progressive dans des bassins adaptés.
« Nous produisons principalement ces deux espèces, avec un suivi à chaque étape », explique Ousseni Sana.
Les alevins évoluent selon des cycles bien définis. Sur le site, certains bassins accueillent des poissons âgés de quelques semaines, permettant d’observer les différents stades de développement.
Un suivi régulier des conditions d’élevage
La gestion de l’eau constitue un élément central dans l’organisation de la ferme. Les bassins sont répartis en fonction de la taille et du nombre de poissons, afin de répondre à leurs besoins en espace et en oxygène.
Selon les cas, le renouvellement de l’eau peut intervenir plusieurs fois par semaine. « Tout dépend de la densité et du stade de croissance », précise le responsable.
Une organisation dépendante de plusieurs facteurs
L’activité piscicole reste liée à différents paramètres, notamment l’approvisionnement en intrants. Une partie des aliments utilisés étant importée, les délais et les coûts peuvent varier.
« Il faut parfois attendre pour recevoir les produits, ce qui demande de l’organisation », souligne-t-il.
Parallèlement, des initiatives sont annoncées pour développer la production locale d’aliments pour poissons, ce qui pourrait, à terme, modifier les conditions d’approvisionnement.
Une consommation locale en évolution
Sur les marchés, le poisson local cohabite avec les produits importés. Certains consommateurs accordent une attention particulière à la provenance et aux conditions de production.
Pour les acteurs du secteur, cette évolution représente un élément à suivre, dans un contexte où la demande continue d’évoluer.
Une activité structurée autour du quotidien
Au-delà des perspectives, la pisciculture repose avant tout sur un travail quotidien comme le suivi des bassins, la gestion de l’alimentation, l’observation de la croissance des poissons.
Sur le site de NAFASO, ces différentes tâches s’enchaînent au rythme des cycles de production, dans une organisation qui s’adapte progressivement aux réalités du terrain.
Carine Daramkoum
Tiiga Info




