Selon un écrit de Ag Ibrahim Mohamed, spécialiste des questions minières, la province de l’Oudalan, à l’extrême nord du Burkina Faso, dispose d’un important potentiel minier. Riche en or, son sous-sol renferme également du manganèse, du fer-titane-vanadium, du nickel, du cobalt et du calcaire.
La découverte de l’or à Essakane en 1984 a provoqué une ruée vers le site. Aujourd’hui exploité par IAMGOLD, le gisement a produit 14 tonnes d’or en 2024, pour une valeur de 632 milliards de FCFA. La mine a versé 152 milliards de FCFA au Trésor, indique Ag Ibrahim Mohamed.
Toujours selon écrit, le potentiel de l’Oudalan dépasse l’or. La province abrite notamment le gisement de manganèse de Tambao, estimé à plus de 100 millions de tonnes, ainsi que des ressources en nickel et cobalt à Tin-Saman. À Tin-Ediar, dans la commune d’Oursi, un gisement de magnétite vanadifère de plus de 45 millions de tonnes est également recensé.
La valorisation de ces ressources pourrait permettre au Burkina Faso de diversifier sa production minière et de réduire sa dépendance à l’or. La transformation locale des minerais et le développement des infrastructures de transport constituent toutefois des enjeux majeurs.
L’Oudalan possède également un important patrimoine archéologique, avec des vestiges de sites sidérurgiques découverts notamment à Inawas, Kouna et Intagom.
Solomane NIKIEMA/ Tiiga info




