La loi de finances rectificative 2026 revoit à la hausse les prévisions budgétaires du Burkina Faso. Les recettes passent de 3 431,5 milliards à 3 728,5 milliards de FCFA, soit une augmentation de 297 milliards de FCFA.
Cette hausse est portée notamment par les recettes fiscales, en progression de 133,5 milliards de FCFA, et les recettes non fiscales, qui augmentent de 163,5 milliards de FCFA.
Du côté des dépenses, les prévisions passent de 3 918,3 milliards à 4 215,3 milliards de FCFA, soit une hausse de 297 milliards de FCFA. Les dépenses ordinaires atteignent 2 605,5 milliards de FCFA, tandis que les dépenses en capital sont portées à 1 609,8 milliards de FCFA.
L’épargne budgétaire s’établit à 908 milliards de FCFA, contre 669,7 milliards dans la loi de finances initiale, soit une hausse de 35,59 %.
Le solde budgétaire global reste fixé à -486,8 milliards de FCFA, correspondant à -2,6 % du PIB nominal, contre une norme communautaire fixée à -3 % au maximum.
Cette révision budgétaire s’explique notamment par les bonnes performances enregistrées par les régies de recettes. Elles permettent de revoir à la hausse les recettes ordinaires afin de financer de nouvelles dépenses sans remettre en cause l’équilibre budgétaire prévu dans la loi de finances initiale 2026.
Ces performances ouvrent également la voie à de nouvelles mesures fiscales en faveur de la souveraineté alimentaire, de la compétitivité des filières nationales et du pouvoir d’achat des populations, selon les autorités.
Solomane NIKIEMA/ Tiiga info




