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Crise humanitaire : l’AES veut passer de l’urgence à la résilience

Après une première édition organisée à Bamako en 2025, le Burkina Faso accueille, du 10 au 12 août 2026, la deuxième édition du Forum humanitaire de l’Alliance des États du Sahel (AES), couplée à la réunion des ministres chargés du genre. La cérémonie d’ouverture, présidée ce lundi 10 août par le Premier ministre Jean Emmanuel Ouédraogo, a été marquée par plusieurs interventions sur les enjeux de la résilience dans l’espace AES.

Placée sous le thème « De l’urgence à la résilience : vers des modèles d’action humanitaire intégrés pour l’AES », la rencontre vise à renforcer la coopération entre les États de la Confédération face aux défis humanitaires et sécuritaires.

À cette occasion, le chef du gouvernement a souligné l’ambition de consolider les acquis de la Confédération, notamment à travers le renforcement de la gouvernance humanitaire, de la coordination régionale et de la mutualisation des ressources.
« L’ambition est de renforcer la gouvernance humanitaire, la coordination régionale, le partage d’expériences, la mutualisation des bonnes pratiques et l’identification de solutions innovantes et durables face aux défis communs. », a souligné Jean Emmauel Ouédraogo.

De son côté, le coordonnateur du système des Nations unies a mis en avant les capacités des populations sahéliennes à faire face aux crises.
« La résilience du Sahel n’est pas une idée abstraite : elle est déjà à l’œuvre. », a dit Njoya Tikum, Coordonnateur résident du Système des Nations Unies et Coordonnateur humanitaire au Burkina Faso.
La question de l’autonomisation des femmes occupe également une place importante dans ces rencontres. Dr Pascaline Coulibaly, Représentante de la Plateforme nationale des organisations des femmes de la Confédération des États du Sahel (AES) – Burkina Faso, a notamment insisté sur leur rôle dans la prévention, la solidarité, le relèvement et le renforcement de la résilience des familles et des communautés.

Pendant trois jours, les participants échangeront sur les mécanismes permettant de passer d’une réponse essentiellement axée sur l’urgence à des modèles d’action humanitaire davantage intégrés et durables. Les travaux doivent déboucher sur des recommandations et des engagements concrets en faveur du renforcement de la résilience et de l’autonomie des populations de l’espace AES.

Solomane NIKIEMA et Hassim BARRY/ Tiiga info

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