Face à la grogne grandissante des consommateurs liée à la disponibilité et aux prix du ciment, le ministère chargé du Commerce, à travers la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF), a annoncé, ce jeudi à Ouagadougou, une série de mesures destinées à lutter contre les pratiques spéculatives.
Au cours d’une conférence de presse, le Coordonnateur général de la BMCRF, le Camarade Sanibè FAHO, a expliqué que les tensions observées sur le marché ne sont pas dues à une baisse de la production nationale, qui demeure en progression, mais plutôt à plusieurs facteurs conjoncturels.

Il a notamment cité la forte demande des consommateurs, les perturbations énergétiques liées aux délestages qui ralentissent le fonctionnement des usines, ainsi que les difficultés de transport, marquées par une baisse de l’offre de camions et des retards persistants sur les corridors du Togo et de la Côte d’Ivoire.
Malgré cette situation, les autorités rappellent que les prix réglementaires restent inchangés. La tonne de ciment CPJ 35 est maintenue à 100 000 FCFA, tandis que celle du PCA 45 est fixée à 115 000 FCFA. Toute hausse est considérée comme illégale et fera l’objet de sanctions.
Pour améliorer l’approvisionnement du marché, le gouvernement indique avoir engagé plusieurs actions visant à assurer une alimentation électrique continue des unités de production, à faciliter l’accès aux matières premières et à améliorer les conditions de transport.
Dans le même temps, de nouvelles dispositions entrent en vigueur à compter de ce 11 juin 2026 afin de décourager toute spéculation. Les cimenteries sont désormais tenues de transmettre quotidiennement l’état de leurs stocks, de leur production et des quantités distribuées. Par ailleurs, tout camion transportant du ciment sans les documents requis sera immédiatement saisi et sanctionné.
Solomane NIKIEMA/ Tiiga info




