La Brigade Centrale de Lutte Contre la Cybercriminalité (BCLCC) tire la sonnette d’alarme face à la recrudescence des cas de chantage à la webcam, communément appelé sextorsion. Cette forme de cybercriminalité, en constante progression, fait chaque mois des dizaines de victimes à travers le pays.
Selon les données fournies par la brigade, près de 60 personnes sollicitent mensuellement son assistance technique après avoir été piégées par des cybercriminels. Un chiffre jugé préoccupant par les autorités, qui appellent à une vigilance accrue, notamment chez les jeunes internautes.
Le mode opératoire des escrocs est bien rodé. Tout commence généralement par une demande d’amitié provenant d’un profil attractif sur les réseaux sociaux. S’ensuivent des échanges amicaux, voire amoureux, destinés à instaurer un climat de confiance. Une fois le lien établi, la victime est incitée à partager des contenus intimes ou à participer à un appel vidéo à caractère sexuel. À son insu, ces images sont enregistrées.
Les cybercriminels passent ensuite à l’offensive en menaçant de diffuser ces contenus sur les réseaux sociaux ou auprès des proches de la victime. Une rançon est alors exigée pour éviter cette exposition publique. Pourtant, avertit la BCLCC, céder au chantage ne met pas fin aux menaces. Bien au contraire, les victimes qui paient s’exposent souvent à de nouvelles demandes d’argent.
Face à cette situation, la brigade recommande d’adopter les bons réflexes. Elle invite les victimes à garder leur calme, à ne jamais payer de rançon et à conserver toutes les preuves (messages, captures d’écran, liens). Il est également essentiel de signaler immédiatement les faits à la BCLCC afin de bénéficier d’un accompagnement approprié.
Dans un contexte de digitalisation croissante, les autorités rappellent que la prudence reste la meilleure protection contre les dérives du cyberespace.
Solomane NIKIEMA/ Tiiga info




