Des acteurs de la paix sont réunis à Ouagadougou depuis ce mercredi pour le Forum des acteurs de la paix. Durant trois jours, ces participants venus de 12 anciennes régions du Burkina réfléchissent autour du thème : « Ensemble pour la paix : acteurs et initiatives pour la résilience communautaire ». Cette rencontre a été initiée par le Centre Culturel Islamique du Burkina dans le cadre du projet Djama Béogo-néré.
Ils sont 150 acteurs de la paix mobilisés pour cette activité. Quatre panels sont au programme, entre autres : les initiatives locales de développement et de résilience communautaire ; la religion au service de la paix, du dialogue et du vivre-ensemble ; la culture et la citoyenneté, avec un accent sur l’engagement des artistes pour la paix. Chaque panel contient trois sous-thèmes.
Abdoulazize BAMOGO, ancien président du Conseil supérieur de la communication, s’est prononcé sur l’anatomie des discours de haine en ligne. Il a, dans un premier temps, défini les discours de haine en ligne, avant d’expliquer les ressorts psychologiques et sociaux qui les favorisent. Pour terminer sa communication, Abdoulazize BAMOGO a proposé des pistes de lutte :
« Chacun doit travailler à repérer, décrypter et déconstruire les discours de haine en ligne en se posant les questions suivantes : Qui partage l’information ? Quelle est son intention ? Quel est le message qu’il veut véhiculer ? Dans quel contexte ? » a-t-il indiqué.


Pour sa part, l’imam Alidou Ilboudo, coordonnateur du CCIB, a salué la motivation des participants : « Ce forum vise à réunir des acteurs de la paix afin de former une synergie d’action avec ceux qui parlent le même langage. Les participants partagent leurs expériences vécues dans leurs localités, ce qui permet d’harmoniser les interventions et de rationaliser les ressources dont nous disposons », a-t-il dit.
Pour ce forum, plus de 15 personnalités ont été mobilisées, parmi lesquelles la journaliste Bassiratou Kindo, l’artiste Alif Naaba et l’écrivain Dr Dramane Konaé.
Djama Béogo-néré est un projet de renforcement de la résilience des populations à travers la promotion des valeurs de paix, de cohésion sociale et de respect des droits humains.
S.N/ Tiiga info




