La saison des pluies affecte les revenus de certains commerçants à Bobo-Dioulasso. Pour tenter de rétablir leur situation financière, beaucoup prolongent leur présence sur les marchés jusqu’à 19h. Tel est le constat fait ce 20 septembre 2025, au secteur 21 de la ville de Sya.
Au marché de fruits de Bobo-Dioulasso, il est 18h30. Le soleil a regagné sa couchette et les commerçants se lancent à l’assaut des derniers clients. Après une pluie, la boue et des patates tassées à même le sol près de l’entrée du marché. Le marché grouille de monde à cette heure de fermeture. Ici, on entend « 300f, 300, 300 ». Là, les articles sont proposés sur des tables ou dans des sacs. Les prix et produits sont annoncés en langue nationale, le dioula. Nous détournons ces vendeurs avec un sourire, malgré leur insistance à nous proposer des articles.
Non loin de ces vendeurs, une boutique de vente de vêtements attire le regard. Cheick SANOGO, le vendeur, les pieds posés sur un banc, se presse de nous faire de la place, pensant avoir eu des clients. « Vous voulez quoi ? » dit-il en souriant, en dioula. Dans sa boutique, on trouve des voiles, des robes et des jupes accrochées ça et là. « Je vends souvent 35 000 FCFA, parfois 30 000 FCFA. Avant la saison pluvieuse, je gagnais plus. Si je n’attends pas ici, je ne peux rien gagner. Mes clientes viennent à cette heure de fermeture », explique-t-il. Cheick vient au marché à 8h pour repartir à 19h.

Un peu plus loin, Salimata TRAORE n’est pas encore prête à ranger sa marchandise. Elle vend des arachides. Sous son parasol, sa cuvette d’arachides est posée devant elle. « Venez payer des arachides de bonne qualité », dit-elle en dioula. Sali a froid : elle porte un manteau marron pour se réchauffer. Elle tient à vendre sa cuvette avant de regagner sa famille. « Je suis ici depuis 6h », dit-elle. Salimata repartira chez elle à 19h, après avoir vendu au moins un sac d’arachides frais.


« La saison pluvieuse fait que je reste ici longtemps. Avant, je vendais trois sacs par jour avant 17h. Maintenant, c’est difficile. Il faut attendre 19h pour espérer vendre un sac de 100 kg », ajoute-t-elle.
A la fermeture, certains commerçants procèdent au balayage de leurs espaces. Malgré cela, des endroits présentent un visage sale.
S.N/ Tiiga info




